Retour à la saison
 

Heure de début du spectacle :

20:15
15:00 LES DIMANCHES
15:00 LE SAMEDI 23 MAI 2020
RELÂCHE LES LUNDIS


Avec : Thierry DEBROUX
Catherine GROSJEAN
Philippe JEUSETTE
Daniel NICODÈME
Jacqueline NICOLAS
Anouchka VINGTIER
et deux enfants

Mise en scène Ladislas CHOLLAT

Assistanat Catherine COUCHARD

Scénographie Emmanuelle ROY

Costumes Jackye FAUCONNIER

Lumières Alban SAUVÉ


Une coproduction du Théâtre Royal du Parc et de La Coop asbl.

Avec le soutien du Tax Shelter du Gouvernement fédéral belge.



UNE MAISON DE POUPEE

Du 23/04/2020 au 23/05/2020

de Henrik IBSEN.


Nous démarrons la saison avec Cyrano et nous l’achevons avec le chef d’œuvre de l’auteur norvégien, Ibsen. Ces deux pièces semblent à des années lumières l’une de l’autre et pourtant Ibsen et Rostand sont contemporains et leurs pièces se sont créées à peu près au même moment. Cyrano est un énorme succès à sa création. Une maison de poupée est un énorme scandale. L’histoire de cette femme quittant son mari à la fin de la pièce indispose fortement la société bourgeoise de la fin du 19ème siècle, à tel point qu’Ibsen écrit une autre fin possible : après avoir quitté le domicile conjugal, Nora revient au logis et « tout est bien qui finit bien dans le meilleur des mondes ».

Mais la deuxième fin d’Ibsen reste ambiguë. C’est au spectateur à décider de l’issue du couple. La pièce est créée en langue française au Théâtre Royal du Parc, avant Paris ! Mais le traducteur de l’époque prend des libertés et termine la pièce à sa façon. Non seulement Nora revient mais elle demande à son mari de lui pardonner ! Plus d’un siècle s’est écoulé. On aurait pu espérer que cette pièce ait terriblement vieillie. Ce n’est pas le cas. Même si les femmes, dans notre pays, ont le droit de vote, le droit d’ouvrir un compte en banque, etc… les rapports de domination, de manipulation, d’infantilisation, de violence existent toujours. On parle beaucoup d’argent dans Une maison de poupée. Il semblerait que ce sujet soit encore l’origine de beaucoup de conflits dans le couple.

Le mythe de la femme dépensière et du mari qui est « celui qui ramène le plus d’argent au logis » est toujours bien vivant. En outre, l’on est bien obligé de constater qu’à diplôme égal, qu’à travail égal, la femme reste encore aujourd’hui moins bien payée que l’homme. Je conseillerais aux professeurs d’amener leurs élèves voir cette pièce. Le texte d’Ibsen permet de belles discussions en classe sur les rapports entre hommes et femmes.

Le metteur en scène, Ladislas Chollat, aimerait situer l’action dans les années cinquante en Amérique, plutôt qu’en Norvège à la fin du 19ème siècle. L’image de la femme véhiculée par la publicité des années cinquante, l’esthétique liée à la famille idéale plongée dans une société de consommation semblent à la fois servir le propos d’Ibsen et nous empêche aussi de mettre trop de distance entre ce récit et nous. Il serait trop facile de se dire que Nora est une héroïne typique de son époque mais que depuis, les féministes ont rendu l’univers d’Ibsen obsolète. Nous sommes heureux que Ladislas revienne travailler dans notre théâtre. Ces spectacles connaissent un immense succès à Paris… Il a dernièrement mis en scène au Japon. C’est un formidable directeur d’acteurs et il nous l’a prouvé avec son spectacle Kennedy.

Thierry DEBROUX.



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Pour tous les spectacles de la saison, les places peuvent être réservées  à partir du mardi 13 août 2019 sur place, via le site ou par téléphone au 02 505 30 30 - du mardi au vendredi  - ouvert de 12h à 19h.