La poupée Titanic [Saison 2010-2011]

Commentaire du metteur en scène.

Pour clôturer la saison, nous aurons une comédie dramatique, en coproduction avec le Théâtre des Capucins de Luxembourg : La poupée Titanic.

Ecrite en 1996, la pièce fut créée en octobre 1999 au Théâtre de la Place des Martyrs.

Elle a obtenu le Prix du Meilleur Auteur en 2000, le Prix de la SACD, le Prix de l’Académie Royale de Langue et de Littérature françaises et le Prix de l’Union des Artistes.

Voici ce qu’écrivait Jacques Franck lors de la remise du prix de l’Union des Artistes en 1999 :
« Avec seulement cinq personnages, l’auteur a su ressusciter le célèbre drame qui vit périr dans les flots 1513 passagers et marins avec leurs peines, leurs souvenirs, leurs espoirs, leurs amours.
Avec le seul symbole d’une poupée, l’auteur a su nous attacher au destin d’une survivante qui a, pour la vie, le Titanic tatoué dans le cœur.
Avec les seuls moyens du théâtre, dont il est peu dire qu’ils ne sont pas ceux du cinéma, l’auteur a fait une œuvre qui nous parle, parce qu’il a su lui conférer densité et complexité, et lui insuffler une âme qui a nom poésie ».


Pourquoi cette reprise en 2011 ?
Parce que c’est le 99ème anniversaire de la catastrophe …

Etrange fascination qu’exerce le fameux paquebot sur notre inconscient, depuis cette nuit de 1912.
En cette veille du centenaire du naufrage, il semble remonter à la surface comme s’il y avait quelque chose d’urgent à dire à travers ce drame.

La Poupée Titanic trouve son point de départ dans le visage d’une poupée de porcelaine découverte à 4000 mètres de fond dans l’épave.
Une mystérieuse petite fille hante le souvenir d’une vieille dame qui a survécu à la catastrophe. Elle prétend ne se souvenir de rien.
Un jeune compositeur, fasciné par le naufrage, tente de percer le terrible secret qu’elle a enfoui au plus profond d’elle-même. Il l’interroge subtilement ; elle résistera de toutes ses forces avant d’accepter finalement d’entrer dans le cercle infernal du souvenir qui réveillera la plaie mal cicatrisée, malgré le temps.
Peu à peu, retrouvant la mémoire, elle nous entraînera sur le bateau où tant de destins se sont croisés.

- Thierry Debroux -